En ce qui touche la gestion parasitaire, on ne peut jamais en savoir trop. À Orkin Canada, nous avons tout vu : qu’il s’agisse des installations qui documentent méticuleusement chaque mouche à celles qui laissent les rongeurs se détendre dans la salle de pause. C’est la raison pour laquelle nous vous faisons part d’un excellent guide d’étude qui comprend plus de 50 pratiques exemplaires sur les installations.

Les cinq éléments d’un programme gpi qui connaît du succès

Peu importe ce que vous produisez ou l’endroit où vous le produisez, les principes suivants assureront votre réussite en matière de gestion parasitaire:

Connaître les risques parasitaires et leurs causes

Prenez note des principaux coupables (y compris les rongeurs, les mouches et les blattes) et quelle probabilité qu’ils accèderont à l’installation.

Traiter les parasites en conséquences

Prenez d’abord des mesures préventives, mais sachez quand et comment bien appliquer les traitements ciblés afin de protéger la salubrité des aliments et l’intégrité des produits.

Veiller au bon assainissement et renforcer la structure

Les endroits sensibles (y compris les drains et les cuisines) doivent être nettoyés quotidiennement, et il doit y avoir un programme d’assainissement écrit en place pour assurer une vigilance constante.

Créer la continuité au moyen de la documentation

En documentant le processus, il est possible de la peaufiner et de la répéter pour obtenir de meilleurs résultats.

Faire en sorte que la communication soit la pierre angulaire

Notre expérience révèle qu’un dialogue ouvert est la clé d’une gestion parasitaire efficace.

Sous pression: les parasites qui ravagent les installations alimentaires à haut rendement

Ces parasites sont parmi ceux qu’on trouve couramment dans les installations de transformation alimentaire :

Blattes (blatte américaine)

Identification

Bien que la couleur et la taille puissent varier selon l’espèce, ces parasites sont connus pour leur corps aplati de forme ovale, muni de six pattes épineuses.

Refuge

Les blattes sont connues pour se cacher dans les rayons, pour s’entasser dans les fentes et les fissures, pour trouver refuge dans les planchers, les drains et les égouts, et pour se cacher dans l’équipement.

Risques potentiels

Connues pour propager des bactéries pathogènes, y compris la salmonelle et l’E. coli, elles sont également des reproductrices rapides très difficiles à éliminer.

Rongeurs (souris sylvestre)

Identification

Les rats et les souris, mammifères de l’ordre Rodentia, sont connus pour leur grande paire d’incisives en croissance permanente.

Refuge

Les rongeurs sont très polyvalents, en habitant presque tout climat et tout terrain. Ces rongeurs sont surtout actifs la nuit et ils nichent près des sources alimentaires dans la mesure du possible.

Risques potentiels

Les rongeurs peuvent causer d’importants dommages à l’infrastructure des bâtiments et à l’équipement électrique. Ils sont également capables de transmettre les maladies et de contaminer les aliments au moyen de leurs excréments et de leur urine.

Mouches (drosophile)

Identification

Il y a plus de 16 000 espèces de mouches en Amérique du Nord, mais elles partagent tous une caractéristique défavorable : le potentiel d’être porteuses de bactéries et de les transmettre.

Refuge

Il est probable que les installations de transformation alimentaire affronteront les drosophiles qui déposent leurs œufs près des fruits et des légumes mûrissants, les mouches de drain qui rampent le long des drains et des gouttières engorgées, et les mouches domestiques et les mouches à viande près des déchets.

Risques potentiels

Des millions de microorganismes se développent dans le tube digestif d’une seule mouche – et un autre demi-milliard de microorganismes peuvent essaimer autour de son corps et de ses pattes. Chaque fois qu’une mouche atterrit, elle se débarrasse de milliers de ces microbes, ce qui peut potentiellement causer des maladies graves comme l’intoxication alimentaire et la méningite.

Insectes des denrées (tribolium de la farine)

Identification

Les insectes des denrées sont un terme générique qui décrit les coléoptères, les charançons, les pyrales et les acariens.

Refuge

Comme leur nom l’indique, ces parasites infestent les denrées alimentaires, particulièrement les produits alimentaires secs comme les céréales, les graines, les noix, les fruits séchés et les viandes conservées.

Risques potentiels

Ces parasites sont capables de causer d’importants dommages aux approvisionnements alimentaires, ce qui entraîne des pertes de produits et de profits.

Fourmis (fourmi des pavés)

Identification

En surpassant le nombre d’êtres humains selon un rapport de 14 000 à 1, les fourmis sont les principaux envahisseurs de structure de la planète.

Refuge

Les fourmis établissent des colonies dans les murs, dans les pelouses ou sous la fondation des bâtiments, mais on les observe généralement à marcher en ligne droite près des sources alimentaires.

Risques potentiels

Les fourmis sont porteuses d’agents pathogènes sur leur corps, qu’elles propagent quand elles rampent dans les garde-mangers et sur les surfaces. Elles sont donc bien plus qu’une simple nuisance – elles contribuent à la contamination des aliments.

Faire une pause: gérer les points d’accès communs

Chaque installation est différente, mais chacune d’elles partage les mêmes points d’accès communs. Surveillez attentivement ces menaces potentielles afin de prévenir une infestation avant qu’elle se produise.

Toit

Souvent oubliés, les toits sont des points d’accès communs pour les oiseaux et pour les rats noirs. Les toits plats retiennent l’humidité, ce qui crée des lieux de reproduction pour les moustiques, les fongicoles et les moucherons.

Évents d’aération

Pour les oiseaux, les évents d’aération sont un lieu préféré pour se percher, se reposer et nicher.

Fenêtres et portes

Les parasites peuvent voler à l’intérieur si les portes et les fenêtres sont ouvertes – ou même être transportés à l’intérieur par les employés.

Plaques de liaison

Les plaques de liaison sont un refuge préféré des parasites, comme il y a souvent des ouvertures autour des plaques qui sont intégrées au plancher.

Drains de plancher

Les égouts sont comme un réseau d’autoroute pour les blattes, et les drains leur accordent un accès à votre bâtiment.

Marchandises entrantes et sortantes

L’expédition et la réception de marchandises représentent un élément essentiel des activités commerciales; cependant, elles sont également un point d’accès probable pour les parasites.

Comment appliquer le traitement

Les programmes GPI efficaces font appel à une utilisation modérée de traitements chimiques, seulement après avoir abordé l’assainissement, l’exclusion et les autres faiblesses.

Votre fournisseur de gestion parasitaire travaillera étroitement avec vous pour déterminer les meilleures options de traitement possibles pour votre installation. Il y a trois paliers pour l’équipement de prévention parasitaire :

Outils non chimiques

Les outils non chimiques doivent être la première ligne de défense contre les menaces parasitaires. Ces outils peuvent comprendre:

  • Pièges englués
  • Pièges lumineux
  • Rideaux d’air
  • Bas de porte
  • Contrôle d’humidité
  • Lumières DEL
  • Modification du paysage/de l’habitat
  • Contrôle d’odeur
  • Boîtes d’appât et pièges pour rongeurs
  • Lampes à vapeur de sodium
  • Moniteurs à phéromone
  • Assainissement
  • Calfeutrage des fentes et des fissures
  • Réparation à la structure (exclusion)

Traitements ciblés à risque réduit

Une fois les réparations à la structure terminées et les procédures d’assainissement mises en œuvre, votre technicien peut recommander un traitement ciblé, souvent aux fentes et aux fissures, ou en plaçant des appâts.

Produits chimiques

Vous devriez déjà avoir une liste de pesticides autorisés, et si nécessaire, votre technicien de gestion parasitaire travaillera étroitement avec vous pour traiter les endroits en utilisant les meilleurs produits et les plus efficaces.

Découvrir la vérité au sujet de la propreté

Un bon assainissement est essentiel pour assurer la salubrité alimentaire. Sans la mise en place d’un programme d’assainissement approfondi et bien documenté, votre installation est exposée au risque accru de parasites, de produits gâtés et même de maladies d’origine alimentaire.

Mesures d’assainissement

C’est le temps de ramasser votre balai, votre nettoyant microbien et votre savon. Qu’il s’agisse de laver vos mains ou de laver les planchers, vous trouverez ci-dessous une liste de tâches essentielles en matière d’assainissement :

  • Nettoyez, passez le balai ou l’aspirateur régulièrement dans les aires de transformation et ramassez immédiatement les déversements.
  • Nettoyez la machinerie et l’équipement de fond en comble.
  • Retirez les déchets en temps opportun.
  • Gardez les aires d’entreposage propres et bien rangées.
  • Faites la rotation des ingrédients entrants et des produits finis sortants, en assurant que les premiers produits à entrer sont aussi les premiers à sortir.
  • Nettoyez et entretenez régulièrement les vestiaires et les salles de pause.
  • Portez l’équipement de protection individuelle, y compris des couvre-cheveux, des gants et des chaussures de sécurité.
  • Entreposez les produits sur les étagères au-dessus du sol. Maintenez un espace sur le périmètre des aires d’entreposage afin d’assurer un bon entretien et une bonne surveillance des parasites.
  • Lavez vos mains de façon approfondie avec du savon, sous l’eau chaude courante. Installez des portes qui se ferment automatiquement dans toutes les salles de toilettes.
  • Identifiez clairement les aliments retournés des points de vente et entreposez-les afin de les éliminer de façon convenable.
  • N’oubliez pas l’extérieur! Gardez l’extérieur de votre installation propre et ordonné.

Facultatif (selon l’installation) 

  • Utilisez un nettoyant microbien pour le nettoyage de surface.
  • Surveillez les températures en produisant ou en entreposant les aliments.

Gestion parasitaire de première qualité: comment y arriver

La GPI est un travail collaboratif continu; pensez-y comme un projet de groupe. Et comme tout autre projet de groupe qui connaît du succès, vous devez faire des vérifications périodiques auprès du groupe. Voici un échéancier à suivre :

Quotidiennement

Il doit toujours avoir une communication ouverte entre votre équipe de gestion et le fournisseur de gestion parasitaire. S’il y a un changement important au sein de votre installation, comme la modification d’une chaîne de production, il faut informer le technicien de gestion parasitaire immédiatement.

Hebdomadairement

Demandez à votre technicien de gestion parasitaire d’effectuer le service de votre installation. Il est toujours préférable de discuter avec votre technicien en personne, et de discuter de toute nouvelle observation de parasites, de changements ou de préoccupations.

Semestriellement

Votre technicien de gestion parasitaire ou le directeur du technicien doit mener des audits de service de l’installation tous les six mois, y compris une inspection approfondie de l’intérieur et de l’extérieur de l’installation, et une analyse des données sur les tendances parasitaires.

Annuellement

Votre technicien de gestion parasitaire devrait offrir une séance de formation sur la GPI, en passant en revue le programme de gestion parasitaire actuel, les possibilités d’amélioration et les normes d’audit des tiers.

Annuellement à tous les deux ans

Il est probable que votre installation doive subir un audit tierce partie afin d’assurer sa conformité aux programmes offerts par les fournisseurs – et bien sûr, afin de continuellement améliorer la salubrité alimentaire, la qualité et l’assainissement.

Vous avez besoin d’un guide de référence rapide pour tout ceci? Vous pouvez également télécharger notre fiche-conseils ici.