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RAPPORT RÉGIONAL
DE PARASITES

Hiver Saison

Menace de parasites

Les guêpes envahissent la ville

8/20/2009

HENRY STANCU/TORONTO STAR

Elles sont moins susceptibles à piquer qu’un moustique, mais elles sont accueillies avec de l’hystérie. Et elles gâchent notre été idéal en nombres qui ne connaissent aucun précédent.

Le 20 août 2009 4 h 30

Nick Aveling
Reporter rattaché au journal

Haley Cullingham était à l’oeuvre dans son bureau à domicile, en tapant sur son clavier alors que le soleil de l’après-midi entrait par l’entremise d’une fenêtre ouverte.

En moins que quelques instants, sa vie changera – pour une semaine complète.

Elle a entendu un faible bourdonnement. Il provenait de l’intérieur de la pièce.

Ensuite, un picotement sur sa main.

Elle s’est prise à la grosse guêpe de façon détournée. Celle-ci a contré, soit plusieurs centimètres de fureur, purement ailée.

« Elle m’a piqué directement sur le bout de mon index », a dit Madame Cullingham, une étudiante de 23 ans et une blogueuse professionnelle.

« Elle m’a causé beaucoup de douleur, et la piqûre me démangeait pour environ une semaine ».

Elle a survécu l’incident, mais sa tâche n’était pas aussi fortunée.

« J’ai commencé à taper avec une main en refroidissant mon doigt sur une chope de bière congelée. Ce n’était évidemment pas une journée de travail très productive, cela va sans dire. »

« J’ai tenté de respecter les lois de la jungle et je lui (la guêpe) ai donné de l’espace. Mais la guêpe ne m’a pas retourné le même respect ».  

Des histoires comme celle de Madame Cullingham deviennent de plus en plus fréquentes à Toronto, alors que les spécialistes de lutte antiparasitaire à travers la ville ont signalé une augmentation massive dans la population de guêpes. Les exterminateurs qui ont été contactés par le Star ont rapporté un accroissement de 50 pour cent au-delà des années précédentes dans le nombre d’appels liés aux guêpes cet été.

L’augmentation est attribuée à un hiver doux, ce qui permet la survie de plus de reines dans leurs nids, ainsi que le buffet à travers toute la ville, aussi connu comme la grève des employés municipaux.

Les moustiques, aussi, sont à la hausse. Le bureau de santé publique de Toronto a signalé avoir capturé un montant plus élevé que d’habitude cet été à l’intérieur des pièges situés près des bassins hydrologiques partout dans la ville, particulièrement vers la fin de la saison.

« Nous pensons que c’est en raison du plus grand nombre de surfaces d’eau, ce qui engendre plus d’endroits de reproduction », déclare le directeur du bureau de la santé publique de Toronto, Reg Avre. « Mais nous ne voyons aucune évidence du virus du Nil occidental ».

La folie du moustique n’a pas encore saisie la ville. Mais la ville de Toronto est au-delà de n’avoir ras le bol avec les guêpes, une espèce que les êtres humains ont tenté d’éviter avec de nombreuses stratégies. Certains font semblants d’être morts. D’autres courent en hurlant. D’autres font semblants d’être morts, et ensuite ils courent en hurlant.

C’est, en effet, hautement irrationnel. Après tout, les guêpes sont ridiculement petites. Et elles sont moins susceptibles à vous piquer que les moustiques, une espèce que les humains sont beaucoup plus aptes à tolérer, mais qui est toutefois connue pour propager la maladie.

Le pire qu’une guêpe puisse faire, en présumant que vous n’êtes pas allergiques, est de causer un peu de douleur et de malaise. Tout de même, nous nous comportons comme si elles sont des voleurs à main armée.

L’hystérie est facilement expliquée, selon l’entomologiste et biologiste évolutionniste, Doug Currie. Notre espèce s’est évoluée afin de craindre la combinaison des couleurs noire et jaune – l’avertissement classique de la nature qui est la coloration.

Lorsque les gens et d’autres organismes aperçoivent quelque chose qui est jaune et noir, il est naturel pour eux de se tenir à une distance respectueuse. Cette réaction plutôt négative est bien ancrée en nous », dit M. Currie, un professeur à l’Université de Toronto.  

D’autres couleurs peuvent également agir en tant que signes d’avertissement, il dit, mais le jaune et le noir sont un duo particulièrement létal. Il a pointé à l’un des serpents les plus venimeux au monde, soit le bongare, à titre d’exemple.

Comme si les guêpes n’étaient pas assez mauvaises.